• Steven Cohen

24. Un homme et son chien (FR)

Mis à jour : nov. 4



Après 23 épisodes à suivre nos aventures, il me semble qu’il en reste un de nous à vous présenter. Certes, le dernier membre de notre trio n’a pas son permis, passe la majorité de son temps à dormir et ne nous aide même pas à faire les courses ! Et pourtant, il m’est impossible de concevoir un choix de vie sans penser à lui. Vous l’avez deviné, il est temps de vous présenter mon fidèle acolyte : Dov ! Car aujourd’hui est un grand jour, notre petit chien fête ses 12 ans !



Mais aimeriez-vous savoir comment il est arrivé dans ma vie ? Tout commença en 2008, durant mes études à Melbourne en Australie. Ma mère me rapporta une nouvelle étonnante, ma petite soeur, Camille, venait de se procurer un chien. Dans un premier temps, l’adoption d’un petit Westie me paraissait bizarre puisque j’ai toujours été habitué à avoir des chats. De plus, cela devait presque faire 20 ans que nous n’avions pas eu d’animaux au sein de la famille.



C’est seulement à mon retour, début 2009, que j’ai pu rencontré celui qui deviendrait mon compagnon de toujours, qui aurait pu savoir ce que l’avenir nous réservait ? Pour ceux qui ne savent pas, le nom "Westie" est le diminutif de West Highlander White Terrier, et cette race de chien est réputée pour son fort caractère.


Sa réputation le précède ! Dès son plus jeune âge, la grande passion de Dov était d’aboyer après tout ce qui pouvait bouger dans notre jardin, un vrai plaisir pour nos voisins d’ailleurs.



Peu de temps après mon retour en Belgique, j’ai décidé de commencer mes études universitaires et de créer ma première compagnie. Du coup, le petit Dov allait devoir apprendre à s’assagir. Entre le blocus, les rendez-vous avec mes fournisseurs, les coups de téléphone des clients, il était impossible d’être productif avec les aboiements constants du chien.


Progressivement, j’ai commencé à travailler sur son éducation pour qu’il évite de me déranger. Au lieu de le sortir dans le jardin, je l’emmenais en balade histoire de bien le fatiguer. J’ai ensuite décidé de mettre son panier devant ma porte plutôt que de le laisser dans le salon, puisque la grande baie vitrée de la maison lui servait comme point d’observation idéal pour monter la garde.


Mais c’est un soir d’orage que notre affinité s’est réellement scellée. Alors que je travaillais, je l’ai entendu pleurer devant ma porte. Je vais donc vérifier ce qu'il se passe et le pauvre en boule, tout tremblotant. Je savais que les chiens pouvaient réagir aux changements météorologiques mais j’ignorais que l’orage provoquerait une telle panique pour Dov. Bien entendu, je n’allais pas le laisser tout seul avec ses démons. Du coup, le petit est venu dormir dans mon lit et c’est ainsi qu’il est devenu mon chien.



J’ai progressivement commencé à le prendre partout avec moi. Que ce soit chez des amis ou en ville, les gens savait que je ne venais jamais seul. Nous avons même décidé de l’emmener aux 2 Alpes avec nous durant nos vacances de ski.



Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’à ce jour fatidique : mon départ aux États-Unis. La séparation se produisit en 2012, après qu’on m’ait proposé un contrat de manageur dans un label de musique à Los Angeles. Âgé de seulement 24 ans, il me semblait impossible de me rajouter une responsabilité supplémentaire. Mais quelques mois après mon départ, ma mère décida de déménager en ville et les chiens n'étaient malheureusement pas autorisés dans l’immeuble. Ni une, ni deux, je décide de faire venir Dov à Los Angeles !


Il fallait sauver le soldat Ryan, euh Dov ! Par contre, comment faire pour que votre chien traverse la moitié du globe ? Pour dire la vérité, ce n’était pas la mer à boire. Tout d’abord, il a fallu trouver une compagnie spécialisée, qui s’occupera de mettre tous ses vaccins à jour. Dans le cas d’un vol long-courrier, à savoir BXL-LAX, la compagnie fait une escale de trois heures pour que l’animal puisse se dégourdir les jambes. C’est donc à Chicago que Dov fit ses premiers pas sur le sol américain avant de me rejoindre à Los Angeles.



Je pars donc le retrouver et je vois mon petit Dov complètement misérable dans sa cage. "Dov, Dov !" Et en quelques secondes, je vois sa cage sauter dans tous les sens. Après quelques mois de relation à distance et 15 heures de vol, le duo était à nouveau réuni pour conquérir cette nouvelle ville ! Mon appartement à West Hollywood semble lui plaire, j'imagine que le festin d'accueil a bien aidé.



Pendant 4 ans, nous avons profité de tout ce que Los Angeles pouvait offrir au marché canin. Car s’il y a bien une chose qu’on n'enlèvera jamais aux Américains, c’est le don de rentabiliser tout ce qui est possible ! En tant que manager, il m’est souvent arrivé de devoir le mettre en boarding lors des tournées. Contrairement à l'Europe, où le chenil est considéré comme une prison, les États-Unis vendent la formule comme un weekend au spa. On s’occupera de votre animal comme si c’était un vrai client, il aura sa chambre privée, parfois une télévision avec des chaînes animalières, et même des sorties piscines. Cette formule revient en moyenne à 70$ la nuit, mais bon pour Dov on ne compte pas !



Par chance, l’immeuble dans lequel j’avais installé ma compagnie acceptait les chiens, j’en ai donc profité pour offrir une promotion à Dov et lui donner la responsabilité de gérer tout le pôle sécurité. D’ailleurs, je n’étais pas le seul à ramener mon chien au travail ce qui lui permettait de développer son réseaux et de négocier ses contrats ; et je peux vous dire que le petit à un avenir prometteur !



Pour célébrer son huitième anniversaire, en 2016, j’ai décidé de marquer le coup et d’organiser une fête avec tous les chiens de l’immeuble ! Chapeaux en carton, jouets à gogo, j’ai même appelé le traiteur canin pour qu’il nous amène des cupcakes ; un anniversaire sans gâteau, quelle folie ! Même s’il est fort probable que Dov ait oublié cette journée, tous les maîtres en ont gardé un souvenir mémorable et ils nous arrivent d’en rire encore aujourd’hui.



Fin 2016, je quitte Los Angeles pour Dallas, au Texas, avec Dov bien sur. Au passage, c’est vers cette période qu’Emily m’a rejoint. Mais pas question de le remettre en soute ! Je décide donc de faire le voyage en voiture et, au lieu de trois heures de vol, faire vingt-quatre de route. Vanlifers avant l’heure !


Il a passé tout le voyage la tête à l’extérieur, allez savoir pourquoi il aime tellement cette sensation. Forcément, cet amoureux de la vie à attraper une infection à l’oreille. Malgré tout, il a rapidement pris ses marques dans sa nouvelle ville et nous étions repartis pour une nouvelle conquête ! Après son oreille, c’est sa patte qui s’est infectée et il a fallu l’opérer pour éviter des séquelles. Plus de peurs que de mal, il est sorti de l'hôpital comme un jeune de 2 ans !



Le saviez-vous ? Dov est considéré comme un locataire à part entière dans l'appartement et le gérant peut vous demander une caution ainsi qu'un loyer. Mais vous me connaissez, je trouve toujours les parades à ce genre de racket.


Il est possible de faire en sorte que votre animal soit considéré comme un soutien émotionnel obligatoire à votre sérénité, par conséquent, après un rendez-vous chez le psy, j’ai réussi à obtenir ce statut privilégié pour Dov et désormais il est interdit de nous séparer.


Il peut donc loger sous notre toit sans que l’établissement me réclame de paiements supplémentaires. Il a même le droit de m'accompagner dans les restaurants, les magasins, ... Je peux également le prendre dans l’avion sans qu’il soit enfermé en soute ! #VeryImportantDog



En 2020, comme vous le savez, nous avons commencé notre périple à travers la côte Ouest des États-Unis. Et devinez qui est le seul à avoir garder son panier XXL ? Bon, il a dû finalement accepter nos conditions et prendre un lit plus petit mais comme la transition ne s’est pas faite trop brusquement, cela ne semble pas l’avoir dérangé. D’ailleurs la grosse Bertha est rapidement devenue son sanctuaire et, qu’importe si nous dormons à l'hôtel, dans un Airbnb ou chez des amis, Dov sera toujours le premier à monter dans l'Eurovan !



Pour conclure, Dov a certainement vécu une des meilleures vie possible pour un chien. Et il me l’a bien rendu je trouve ! Ce petit Westie est constamment de bonne humeur, toujours enthousiaste pour partir en balade et prêt à risquer sa vie pour chasser les écureuils qui cherchent à nous attaquer, enfin d’après lui. Après douze années ensemble, j’ai l’impression que cette responsabilité m’a permis de mieux comprendre le prochain défi qui m’attend, le plus grand challenge de tout homme : devenir père !


Bref, désormais vous connaissez toute l’épopée de notre Dov. Cet anniversaire a été célébré dans un nouvel endroit pour l’inséparable trio, après Bruxelles, Los Angeles et Dallas, nous fêtons cette douzième année à Big Bend !



Blog dédié à ma soeur Camille Cohen

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À propos de nous

Steven est né au cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud. Cette étape n’est que la première d’un long en voyage. Après une jeunesse passée...

 

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