• Steven Cohen

29. Les études en ligne et en van ! (FR)

Mis à jour : juil. 16


J’imagine qu’il existe certaines personnes ne considérant pas le système académique comme une contrainte, mais ceux qui me connaissent savent que je n’en fais pas partie. Déjà petit, vers mes six ans, je ne comprenais pas le concept d’aller en cours alors qu’il faisait encore nuit (Bruxelles en hiver…). Rajoutez à cela une routine de douze ans et une hiérarchie qui ne semble jamais avoir compris ma valeur et le compte est bon : l’école était devenue mon némésis !


Malgré tout, peut-être en raison de l’usure, j’ai progressivement commencé à comprendre l’importance des études. Cette révélation aura tout de même pris dix ans à s’immiscer dans mon esprit puisque c’est seulement vers mes seize ans que j’ai décidé de reprendre les choses en main ! Ayant quelques aptitudes sportives, je me suis vu recevoir une bourse pour aller étudier à la Carey Baptist Grammar School, à Melbourne en Australie. Même si cette école se trouvait à l’autre bout du monde, le système qu’il proposait me semblait mieux adapté à mes attentes.


De plus, étant donné qu’on me recrutait pour des raisons sportives, mon programme était fortement axé sur les entraînements et les compétitions de football, le rêve quoi. Bref, j’étais décidé à tenter ma chance au pays des Kangourous #SayonaraBelgica !


À la fin de mon parcours scolaire, la Bond University me proposa également une bourse scolaire mais je trouvais qu’il était temps de rentrer au pays. Souvenez-vous qu’en 2005, vivre à l’autre bout du monde impliquait des contraintes difficiles à tenir à long terme, notamment le décalage horaire. Le début des réseaux sociaux, pas de Whatsapp, … C’était un appel de temps en temps à des frais exorbitants. De plus, il était impossible pour ma famille de venir me voir, mais ça ne m'a pas empêché de m'amuser.


Malgré ces trois magnifiques années en Australie et la possibilité d’y rester pour débuter mon parcours universitaire, j’ai préféré retrouver la Belgique pour y poursuivre mes études.


Face à cette décision, j’ai essayé de me réconcilier avec le système belge mais ça a rapidement été la douche froide. La majeure partie de mon temps était dévouée à attendre la fin de l’heure sur les bancs de l’université, à d’autres ! J’ai donc pris l’initiative d’arrêter les cours à l’ULB après ma deuxième année et de fonder ma compagnie en 2009 : JEPI (Jeunes Entrepreneurs Pleins d’Idées).


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En revanche, j’avais envie d’entreprendre des études, mais d'une autre manière. J’ai donc décidé de m’inscrire à l’Open University, une université en ligne, pour suivre un parcours qui me permettrait d’apprendre des connaissances utiles au bon développement de mon entreprise. Un des avantages de cette université était son modèle anglo-saxon, auquel je m’étais déjà familiarisé durant ma scolarité. Je ne pense pas qu’il soit meilleur que le système français, disons simplement qu’il était plus adapté à mes attentes.


Contrairement à Charles de Gaulle, en voyant les qualités, ou plutôt le manque de qualités, pédagogiques de certains professeurs, je me disais simplement : “Je ne vous ai pas compris !”


Au début, l’objectif de JEPI était d’embaucher des jeunes pour enseigner l’informatique aux personnes âgées. Cependant, au fil des années, j’ai commencé à être contacté par d’autres sphères. Même si j’ai toujours préservé la mission principale de ma compagnie, j’ai progressivement été approché par les cercles politiques pour aider les députés du Parlement Européen à s’adapter à leur temps, en dirigeant des campagnes de réélection sur les réseaux sociaux pour eux.


Et alors qu’on pouvait se dire que ma vie était déjà bien remplie, je rejoignais le développement de la promotion de deux rappeurs et d’un DJ : Hologram’ Lo, Lomepal et Caballero. Je profite également de l’occasion pour vous raconter une brève anecdote datant d’un week-end de 2011.


A cette époque, les carrières de ces artistes commençaient à monter et il fallait donc les accompagner à quelques open mic. Résultat des courses, je me retrouve sur la route vers Paris, en partant de Bruxelles, pour aller tourner le clip Le singe fume sa cigarette à Odéon.


Par dessus le marché, je devais également rendre, pour lundi, mon travail de fin d’année pour l’Open University. Même si je ne faisais que donner quelques cours aux députés, on peut dire que j’avais un véritable emploi du temps de ministre !


Bref, j’arrive à Paris vendredi soir pour enregistrer la "Grunt" avant la sortie de l’album.


Ensuite, départ sur Odéon pour filmer le clip du Singe Fume Sa Cigarette jusqu’à 5 heures du matin. Retour sur Bruxelles, exténué, pour commencer et finir mon travail pour l’université. Par chance, j’ai eu la moyenne et reçu mes crédits #GodBless !


Même si ce week-end était l’un des plus marquants de ma deuxième décennie, j’ai compris qu’il était nécessaire de gagner en maturité pour éviter le burn-out. J’en garde tout de même un bon souvenir, au moins je pourrais me vanter d’avoir été à leurs côtés à l’aube du succès.


Je ne vous le cache pas, combiner les études et le travail peut s’avérer difficile, surtout durant les périodes d’examens. Malgré tout, j’ai obtenu mon diplôme de bachelier et j’ai décidé de commencer mon master en 2017, en même temps qu’Emily.


Pour info, nous sommes actuellement en train de le terminer durant notre trip en van. En plus du voyage, étudier ensemble et discuter de la finance ou des ressources humaines nous aura également permis de partager une nouvelle étape ensemble.


Mais parlons peu, parlons bien ! Comment se passent nos études sur la route ? En réalité, c’est plus simple que ce que l’on pourrait croire. Non, je plaisante, c’est encore pire ! Honnêtement, quand on se réveille en pleine nature, au milieu d’un endroit paradisiaque, la dernière chose que l’on aimerait faire est d’écrire un essai de quinze pages sur la crise économique de 2008.


Cependant, nous essayons de prendre quelques moments de répit durant le voyage pour travailler sur nos travaux académiques. D’ailleurs, malgré la rapidité et la gentillesse d’Alfonso le mécanicien (blog 28. Garage Herrera), pour nous permettre de reprendre la route le plus vite possible, nous avons décidé de nous arrêter quelques jours supplémentaires pour avancer sur nos programmes respectifs.


Pour conclure, je ne nie pas que l’université à ses mérites que le mérite ignore. Mais, si vous souhaitez mener une carrière professionnelle en parallèle, les études en ligne peuvent être la solution qui vous convient.


Cependant, ne vous méprenez pas. Le niveau n’est pas différent et il vous faudra acquérir une bonne autonomie pour réussir à utiliser votre temps et éviter d’être surmené. Je ne vous cache pas qu’à vouloir trop en faire on peut échouer. Mais comme le dit le dicton : "À coeur vaillant rien d'impossible !" Et si nous avons pu le faire, vous aussi !


Blog dédié à ma Mère, le moteur de ma vie <3

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À propos de nous

Steven est né au cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud. Cette étape n’est que la première d’un long en voyage. Après une jeunesse passée...

 

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