• Emily Cohen Vanhoof

31. White Sands National Park (FR)

Mis à jour : août 2


En dépit des contraintes imposées par le Covid-19, les campings sont tout de même restés ouverts. Par conséquent, puisque tout roule pour la grosse Bertha, l’aventure peut continuer ! Même si les campings sont parfois rustiques, bien qu’ils possèdent tout le confort nécessaire, un Vanlifer doit rester fidèle à la route. Et comme le voyage ne semble pas être pénalisé, nous pouvons partir vers notre prochaine destination : White Sands.


La route jusqu’à White Sands n’est certes pas un trajet des plus festifs, après tout ce n’est qu’une route, mais les paysages qui nous entourent font l’affaire et nous offre de nombreuses rêveries. Certains dégagent une aura paisible, d’autres peuvent avoir des formes effrayantes, il est également possible, dans des cas exceptionnels, qu’ils vous donnent envie de vous arrêter quelques minutes pour apprécier la beauté de la nature.


Alors qu’on pourrait croire que seules les grandes villes peuvent nous enrichir d’une notion inconnue, chaque état possède sa richesse naturelle cachée ! Cependant, puisque nous sommes à la frontière mexicaine, le trajet possède bien entendu un barrage et un contrôle rigoureux. Et croyez-moi, ce n’est pas à l’européenne ! Aucun van, camping-car, mobile-home, ne passe sans que ses conducteurs soient, au minimum, questionnés.


Pour rigoler on se répète souvent : "rien à cacher, rien à craindre !" Mais honnêtement, ce n’est jamais rassurant de se retrouver face aux forces de police, surtout les américaines. Quoi qu’il en soit, nous arrivons à White Sands le sourire aux lèvres et les yeux tout écarquillés devant le décors unique qui nous accueille. Comme son nom l’indique, le paysage est entièrement composé de sable blanc, c’est d’ailleurs le plus vaste désert de gypse au monde.


Outre les instagramers / influenceurs, l’endroit attire également de nombreuses familles. Étonnant qu’un désert puisse plaire à cette clientèle me direz-vous. Eh bien, la raison est plutôt simple. En plus des randonnées, il est également possible de dévaler les dunes en luge.


Pour cela, il suffit d’aller au bureau des rangers et de louer, ou acheter, le Saint-Graal de la glisse. J’avoue avoir eu quelques regrets en repensant aux planches de snowboard restées dans le garde-meuble, une prochaine fois peut-être !


Et alors que nous étions prêts à prendre nos luges pour revivre les souvenirs de notre enfance, nous revoyons le couple avec qui nous étions aux thermes la veille (30. Truth and Consequences) ! La luge c’est bien, mais entre amis, c’est mieux ! J’avoue que le feeling est tout de même différent qu’au ski, surtout si vous tombez tête la première dans le sable.


Mais bon ça fait partie du jeu, l’important c’est de profiter de l’expérience ! Tel un grand enfant, vous faîtes face à la pente et vous sautez avec cette insouciance que l’on oublie en vieillissant.


Après ces quelques efforts bien épuisants, il est temps de reprendre des forces et de profiter d’un bon repas. Pour dire la vérité, le cadre semble tellement surréaliste que les premières heures donnent littéralement l’impression de vivre dans un décors de rêve. Mais après deux-trois claques pour vérifier, R.A.S, nous sommes bien réveillés !


Peut-être que le lieu nous insuffle une énergie nouvelle, mais nous décidons de tenter un trail de huit kilomètres ; un record ! Et c’est ainsi que nos deux amants partirent à travers les dunes, dotés d’une simple gourde et de quelques vivres, le périple semblait prévoir de nombreuses péripéties pour les contraindre à abandonner. Heureusement, ils purent compter sur les talents du jeune Dov, l’éclaireur canin à la fourrure écarlate.


Le sentier que nous avons choisi se nomme “Akali Flat Trail”, mais il est loin d’être aussi plat que son nom l’indique. De plus, nous sommes apparemment les seuls à s’être aventurés dans ce parcours puisque les silhouettes disparaissent progressivement...


Nous sommes désormais au milieu du désert, une vaste couverture blanche sous nos pieds et une bleue au-dessus de nos têtes. Dans ces moments-là, je vous conseille fortement d’éviter de faire quelconques rapprochements avec des films aux intrigues tragiques, il en va de votre survie mentale !


Un autre détail amusant de la randonnée, c’est la difficulté à trouver les balises. Aussi, le soleil se montre sans pitié et la gourde se vide rapidement, de quoi risquer l’insolation. Il est vrai que se perdre est une de nos signatures, mais cette fois nous préférons jouer la sécurité  et conclure notre escapade. Après environ deux heures de marche, nous décidons de rebrousser chemin pour rejoindre le van. Il faut savoir s’avouer vaincu, du moins dans certains cas !


Bien entendu, deux heures dans un sens signifie deux heures dans l’autre. Nous retrouvons donc la grosse Bertha après presque cinq heures de marche, autant vous dire que les efforts furent rapidement revus à la baisse après cette randonnée ! En tout cas, White Sands est une étape à retenir si vous traversez le Nouveau-Mexique. À présent, nous devons encore rejoindre le camping à environ deux heures de route, vivement la sieste !


Blog dédié à la famille Ghos

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À propos de nous

Steven est né au cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud. Cette étape n’est que la première d’un long en voyage. Après une jeunesse passée...

 

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